Héritier et avenir de la Champagne

En 1919, la Champagne est ravagée : vignobles et viticulteurs ont été décimés, les uns par le fléau venu des États-Unis appelé phylloxéra, les autres par la Première Guerre Mondiale… Pour reconstruire ce patrimoine régional, une solution apparaît, évidente : il faut former les nouvelles générations à la viticulture.

C’est dans cet état d’esprit que les époux Puisard, puissants négociants en Champagne, vont léguer leurs biens. Immensément riches, Louise Eugénie et Jules Arthur n’ont pas d’enfants ; ils remettront dans les mains d’un légataire universel, leur capital, mais aussi des bâtiments, des caves et des terrains avec pour seule condition, l’ouverture d’une école à Avize. Un legs qui dès 1919 donnera naissance à l’École de Viticulture d’Avize, conformément à leur souhait.

Les élèves y viennent alors pour une durée de six mois et y apprennent à greffer, à tailler la vigne, à conduire le cheval… puis repartent dans les vignes. En 1927, l’École est officiellement créée par l’État, c’est le début d’une belle expansion.

La place prégnante de l’École dans le milieu professionnel champenois est acquise : plus de 80 % des futurs vignerons de la Champagne s’y forment et y acquièrent des connaissances et des techniques innovantes. Les toutes dernières pratiques y sont mises à l’œuvre, notamment grâce au CIVC qui y étudie de nombreux protocoles. L’École de la Viticulture d’Avize devient le précurseur en matière de champagne.